Construction d'un abri astronomique

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Comme beaucoup d'amateur je rêvais depuis longtemps de construire un abri astronomique pour enfin me poser et en finir avec les longs déplacements en voiture et les manipulations de toutes sortes. Aujourd'hui ce rêve est devenu réalité et je vais maintenant pouvoir observer selon mon envie du jour sans être suspendu aux caprices de la météo. Bien sûr cela ne remet pas en cause le plaisir que j'ai eu pendant tant d'années à pratiquer l'observation iténérante.

C'est à l'été 2008 que tout a commencé. Pendant plusieurs mois je me suis documenté sur les réalisations des astronomes amateurs un peu partout dans le monde. J'ai pu voir que de très nombreux sites astro parlent de construction d'abri ou de coupole et que leur auteur n'hésitent pas à raconter en images et à expliquer parfois en détail la démarche qui a été la leur. Pour beaucoup c'est le prolongement normal de la construction d'un instrument.

La première chose a été de décider du type d'observatoire. Mon choix s'est porté sur un abri à toit roulant de taille moyenne d'environ 4.5 m2 destiné à recevoir un télescope C2 de 200mm. Le site d'implantation étant situé dans le sud du Tarn et ne pouvant m'y consacré que durant les vacances, j'ai préféré acheter un abri de jardin en bois à monter en kit plutôt que de tout construire moi même, la difficulté étant évidemment ensuite de modifier le toît.


Recherche du site

Eté 2008 je commence à rechercher l'emplacement idéal dans le jardin en simulant la surface au sol et la hauteur souhaitée.
         
         
Traitement des bois

Un an plus tard j'achète l'abri et le fait livrer sur place. L'été 2009 est consacré au déballage et au traitement des bois, soit 2 couches de xylophène.
Les fondations
A la Toussaint 2009, l'emplacement définitif est arrêté et les travaux de terrassement peuvent commencer. Aplanissement du sol, piquetage du périmètre, creusement des tranchées de fondation. Puis coulage d'une semelle en béton destinée à recevoir une première rangée de parpaings. Le sol étant en légère pente la difficulté réside à rattrapper le dénivelé qui est d'environ 20 cm entre le haut et le bas. A la fin des vacances le chantier a bien progressé et le projet prend forme.
 
 
 
 
Le socle du pied

En février 2010 je creuse le trou qui va me permettre de couler un socle en béton armé destiné à recevoir le pied colonne. La construction est devenue une entreprise familiale, chacun s'active à la préparation du béton. N'ayant pas de bétonneuse c'est à la pelle et au jus de coude qu'il faut remuer sable, ciment, gravier, sans compter les transports en brouette d'un bout à l'autre du jardin. Mon inquiétude se concentre sur la météo et la température qui est très basse à cette saison. Le temps de prise du béton augmente avec le froid et je crains que le gel n'affecte la solidité de l'ensemble. Mais heureusement le thermomètre restera positif aux alentours de 2 et 3 degrés et au final tout s'est bien passé.
     
 

Pied colonne - Paque 2010

A Paques je m'attaque à l'une des parties les plus délicates qui est le coulage du pied colonne. Il faut qu'il soit parfaitement vertical et à la bonne hauteur. A la phase précédent j'ai coulé dans le socle un chainage quadrangulaire vertical destiné à armer et rigidifier le pied. Pour couler le béton j'ai disposé autour du chainage un coffrage en carton de type Sonotube qui est mainteanu vertical par des béquilles en bois. Le sommet du tube doit recevoir la platine de fixation de la monture équatoriale du télescope. Cette platine est constituée d'une bride plate de canalisation percée d'un alésage central et de 4 trous de fixation. La grosse difficulté aura été de centrer et de maintenir verticalement les 4 tiges filetées supportant la bride.

Après de nombreux réglages le travail peut commencer, il doit être rapide pour éviter une prise prématurée du béton. L'un transporte le béton pendant que l'autre le vibre pour le répartir uniformément et éviter les bulles d'air.


Le vibrage du béton

      
Deux jours plus tard c'est le moment du décoffrage et la surprise de voir que ce n'est pas si mal même si dans la partie inférieure le vibrage n'a pas été au top.
En tout cas ça a l'air costaud, il n'y a plus qu'à attendre un séchage complet du béton, soit environ 28 jours, pour une résitance mécanique optimale.